Actualités

Défilé de mode chez Prima Linea

Martine, gérante de la boutique de prêt à porter féminin "Prima Linea" à Villerupt s’est montrée sensible aux actions de notre association. Depuis (...)...

Le 23/04/2017


Restitution chantier-jeunes

Vous avez découvert le chantier-jeunes encadré par l’association Jam Boolo en juillet dernier à travers un récit écrit et les portraits des jeunes (...)...

Le 13/12/2016



Voyage en 2016 : chantier-jeunes

La quatrième édition du Tourisme Solidaire a pris la forme d’un chantier-jeunes durant une quinzaine de jours au mois de juillet.
Trois membres de l’association (Annie, présidente de Jam Boolo, Isabelle et Marcel) ont accompagné 7 jeunes du Pays-Haut à la découverte de la culture sénégalaise. Les adolescents étaient encadrés par Florence qui est à leurs côtés depuis la préparation de ce projet.

La culture sénégalaise

Les participants à cette expérience du Tourisme Solidaire se sont déplacés à travers le Sénégal à la découverte de sa culture, de ses paysages, de ses traditions...

Leur séjour a débuté le 15 juillet après un vol Bruxelles-Dakar. Les jours suivants ils se sont rendus sur l’île de Gorée, l’île de Ngor, à la réserve de Bandia et d’autres visites incontournables que vous pouvez découvrir ici.

Ils ont eu l’honneur d’être invités au mariage du fils du président de l’association partenaire de Jam Boolo, ADG (Association pour le développement de Gadiobé). Ils étaient présents pour le deuxième jour du mariage, dans la tradition sénégalaise, où toute la famille de Dakar et de Gadiobé était réunie. Amadou Kane Diallo Niang et ses musiciens ont animé ce moment festif.

Au Sénégal, un mariage dure entre 3 à 5 jours. Le premier jour, le samedi, a lieu chez la mariée où les deux familles se rencontrent et assistent à la cérémonie religieuse vers 17 heures à la mosquée. Le soir même, une réception "à l’européenne" convie les amis du couple. Le dimanche, pour le deuxième jour, les deux familles (les parents les plus éloignés se joignent à cette journée) se retrouvent chez le marié pour le sacrifice d’un bœuf. Et enfin, le lundi (ou du lundi au mercredi), la mariée est entourée par ses amis et parents les plus proches.

Depuis la création de l’association Jam Boolo, les partenariats avec le village de Gadiobé se sont poursuivis. Une nouvelle fois, des jeunes du village sont venus à la rencontre des jeunes lorrains dès leur arrivée à Saint Louis (pour le chantier). Ils ont pu ensemble partager des activités et des moments de détente (plage de l’hydrobase, tournoi de foot, scénettes de théâtre et tous se sont essayés à un atelier teinture pour repartir chacun avec son tee-shirt), des visites de Saint Louis (le village des pêcheurs, l’université, les maisons coloniales, le marché) et des débats sur leurs différences culturelles. Les jeunes lorrains ont même sortis leurs tabliers pour faire goûter à leurs camarades leur plat préféré : les spaghetti à la bolognaise.

Le chantier

Quant au chantier à proprement parlé, tous ont posé bagages au centre des Baobabs de Saint Louis (en partenariat avec l’association Afrique Vision Nouvelle) et ont œuvré dans le village tout proche Ndiawsir. A la demande du village, les jeunes lorrains et sénégalais se sont remontés les manches pour démarrer la construction des sanitaires et de l’enceinte de l’école.


Ce chantier a pu être financé grâce à nos partenaires, auxquels nous tenons à renouveler nos remerciements, et également par des actions que les jeunes lorrains ont réalisées avant leur départ (emballage cadeaux au moment des fêtes de fin d’année, ensachage en supermarché, lessivage de cages d’escaliers en immeuble, participation aux manifestations locales comme la fête de la musique de Thil-Villerupt...).

Nous n’oublions pas Gadiobé, et durant le séjour, le membres de l’association s’y sont rendus pour prendre conscience de l’avancée des travaux qui étaient en cours depuis plusieurs mois. En effet, après le dernier voyage du Tourisme Solidaire en 2014, un projet autour de l’accès à l’eau avait été réfléchi. La village de Gadiobé n’avait pas d’accès permanent à l’eau et devait l’acheter à la ville la plus proche. Il a donc été décidé de réaliser un forage dans le village ainsi que d’ériger un château d’eau. La présidente et les membres de Jam Boolo ont pu constater la fin des travaux, pouvant ainsi réfléchir à une inauguration prochaine de ce projet qui va permettre à Gadiobé une plus grande autonomie en matière d’accès à l’eau et d’assainissement.

JPEG - 5.1 Mo
JPEG - 116.7 ko
JPEG - 246.2 ko
JPEG - 158.1 ko
JPEG - 151.1 ko
JPEG - 190.7 ko
Invitation à un mariage sénégalais

Ceci est une galerie, vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus.








Les portraits

Nous souhaitons vous faire découvrir le visage de ces jeunes qui sont partis pour la première fois au Sénégal et vous faire partager leur expérience, leurs appréhensions, leurs attentes...

Débutons les présentations par Akim.

Ce jeune homme de 16 ans, originaire de Villerupt, est en 1ère commerce.

Ce qu’il a apprécié au cours du voyage : la relation avec les sénégalais qu’il a pu rencontrer, "ils sont gentils, accueillants et généreux". Il évoque à ce moment là "la cuisinière" au village et tous les jeunes approuvent avec des rires. Il a aimé les visites dans le pays comme le safari, l’île de Gorée ou les deux nuits passées dans une maison avec piscine. Le groupe y a séjourné à la fin du séjour après les jours passés à Ndiawsir à vivre comme leurs hôtes et Akim a apprécié : "dans la villa, de dormir sur un vrai lit et la clim c’était révolutionnaire !".
Ce qu’il a moins aimé s’est passé lors du retour, il a été malade dans l’avion et il avait décidé de ramener dans sa valise du bissap blanc (boisson qu’il a découvert sur place) mais le liquide a explosé dans sa valise à Dakar peu de temps avant de prendre l’avion !
L’anecdote d’Akim : "Je me suis fait piqué par un oursin sur l’île de Gorée."

Voici Jade, la benjamine du groupe âgée de 16 ans.

Elle est originaire de la commune de Herserange et poursuit ses études en 1ère ES.

Elle a aimé le voyage dans son ensemble mais surtout les rencontres et échanges qu’elle a eu avec la population, les personnes qu’elle a fréquentées durant leurs déplacements, les jeunes de Ndiawsir (village où a eu lieu de chantier) ou encore les jeunes venus de Gadiobé.
Ce qu’elle a moins apprécié : la nourriture locale qu’elle a trouvé trop épicée ! Et faire la chasse aux crabes en pleine nuit, "on devait le chasser avec un bâton". Jade ajoute qu’elle n’aime pas marcher dans le sable.
A ce propos l’anecdote de Jade : "Dès que tu te laves, tu sors et tu as à nouveau déjà plein de sable...".

En effet, tous les voyageurs solidaires, qui sont partis avec l’association Jam Boolo depuis plusieurs éditions, ont pu connaître les plats bien souvent composés d’oignons ou d’ails et surtout de piments !
Parmi les plats traditionnels et incontournables au Sénégal, les jeunes ont obligatoirement goûtés :
- Le Thieboudienne composé de riz (coloré avec du concentré de tomates), de poisson (classiquement du thiof) et de légumes variés (choux, carottes, manioc...) ;
- Le Yassa poulet (originaire de Casamance, au sud du Sénégal) se fait comme son nom l’indique avec du poulet auquel on ajoute du citron et de l’oignon, beaucoup d’oignons.. Le Yassa est généralement accompagné de riz blanc ;
- Le Mafé caractérisé par sa sauce à la pâte d’arachide qui enrobe la viande et les oignons accompagné par un riz blanc et des patates douces (selon l’envie).

Continuons les présentations par un autre voyageur solidaire, Dylan.

Il vit à Villerupt quand il n’est pas à Thionville au lycée pour suivre des études de technicien visuel et est âgé de 17 ans.

Ce que Dylan met en avant au retour de son séjour : la gentillesse des personnes. Et contrairement à Jade, que nous vous avons présenté précédemment, il a aimé la nourriture et plus particulièrement le riz et le bissap blanc à l’ananas. Le bissap est une boisson faite à base de fleurs d’hibiscus séchées.
Ce qui a été difficile pour lui... les toilettes à la turque. Loin de nos conditions habituelles, les questions d’hygiène ont pu être soulevées par les jeunes, et tous les voyageurs y ont été confrontées : toilettes à la turque, douches avec un sceau d’eau ponctuées par des coupures d’eau parfois régulières. Et il n’a pas du tout apprécié les épines très nombreuses sur le sol qui viennent s’accrocher aux tongs et piquer les pieds ! Ces épines proviennent de l’acacia, cet arbre tropical dont les branches sont recouvertes d’épines longues et pointues.
Son anecdote : "Parfois il y a du sable dans le riz et ça croque sous les dents."

Faisons connaissance tout de suite avec Mélanie.

Cette expérience, Mélanie l’attendait depuis un moment puisqu’elle connaissait et suivait l’association depuis un moment. Comme elle le dit elle-même lorsqu’elle se présente à nous : "Je gravitais déjà autour du projet". Mélanie habitait Thil, c’est comme ça qu’elle a connu Jam Boolo. Aujourd’hui, âgée de 18 ans, elle réside à Villerupt, vient d’obtenir son Bac S et va débuter une école de gendarme volontaire.

Ce qu’elle a apprécié tout au long du séjour : les rencontres et la gentillesse des habitants. "J’étais gênée par les remerciements, j’avais l’impression qu’on faisait rien." Pour prolonger les saveurs qu’elle a pu apprécier, elle a ramené dans ses bagages des mangues, des citrons, des cacahuètes, du beurre de karité.
Le moment difficile pour Mélanie : elle a été la première du groupe à tomber malade (dès les premiers jours du voyage). N’importe quel voyageur solidaire parti avec Jam Boolo pourra évoquer cette expérience des plus désagréables due aux changements "brusques" : chaleur inhabituelle, alimentation épicée, manque d’hydratation...
Ce qui l’a surpris : le nombre de déchets dans le paysage, surtout sur les belles plages, "c’est dommage".
L’anecdote de Mélanie : "J’ai envoyé des cartes postales, mais elles ne sont jamais arrivées !"

Et voici Chloé, 17 ans.

Vous trouverez sans doute une petite ressemble avec Jade que nous vous avons présenté plus tôt puisqu’elles sont toutes deux sœurs.
Elle partage son temps entre Herserange et Paris où elle est en Bac Pro métiers de la sécurité.

Jade revient enchantée de ce voyage et en parle à toutes les personnes autour d’elle : "Là bas ils ont rien mais en même temps ils ont tout." Des liens forts se créent et les jeunes s’offrent des petits cadeaux en signe d’une amitié naissante que chacun aimerait poursuivre. Elle a beaucoup aimé pouvoir manger avec les mains (coutume qu’elle voudrait bien poursuivre à la maison !). En matière de coutume elle a également fait honneur aux parures sénégalaises puisqu’un couturier est venu pour lui créer des tenues sur mesure.
Elle a moins apprécié comme d’autres voyageurs les conditions d’hygiène différentes de leur quotidien notamment lorsqu’elle est tombée malade dès le deuxième jour à cause de l’eau... Et la maladie n’a cessé que deux semaines après son retour en France. Pour autant, Chloé a pu profiter de chaque expérience : les rencontres, le chantier ou les visites culturelles à travers le Sénégal.
Son anecdote au début du voyage : "Dans l’avion, quelqu’un avait le même siège que moi alors j’ai été en classe business, c’était magique, boissons à volonté, chocolats et gâteaux. Mais j’ai pas tout mangé, j’ai ramené des gâteaux que j’ai offert à l’arrivée."
Son anecdote au cours du séjour : "On a négocié des charrettes sinon il fallait marcher plus d’un kilomètre entre le chantier et la maison (et ce plusieurs fois par jour)."